La règle
- Trois copies de vos données : l’original et deux sauvegardes.
- Deux supports différents : par exemple le disque de l’ordinateur et un disque externe. Un disque externe et un stockage en ligne conviennent aussi.
- Une copie hors des locaux : un incendie ou un cambriolage emporte tout ce qui se trouve au même endroit.
Elle n’a rien de technique et c’est sa force : elle tient sur un post-it et elle couvre la plupart des pannes qu’une petite entreprise rencontre.
Ce qu’elle ne couvre pas seule
Un rançongiciel chiffre tout ce qu’il peut atteindre, y compris le disque de sauvegarde branché en permanence et le dossier synchronisé dans le cloud. Une synchronisation n’est pas une sauvegarde : elle recopie aussi les fichiers détruits.
D’où deux compléments :
- une copie déconnectée, c’est-à-dire un disque qu’on débranche après la sauvegarde. Un stockage en ligne peut aussi faire l’affaire s’il garde les anciennes versions sans permettre de les effacer ;
- plusieurs versions dans le temps : si un fichier est abîmé depuis trois semaines, la sauvegarde d’hier ne sert à rien.
Le test que presque personne ne fait
Une sauvegarde qu’on n’a jamais restaurée est une hypothèse. Une fois par trimestre, prenez un fichier au hasard et restaurez-le sur un autre ordinateur. Une fois par an, restaurez tout. C’est le seul moyen de savoir que la copie est complète et lisible.
Pour la comptabilité, l’enjeu dépasse la panne : les livres et les pièces se conservent dix ans (art. 958f CO). Une sauvegarde illisible dans cinq ans pose le même problème qu’une sauvegarde perdue.
Un exemple concret
- 01Les données de travail sur l’ordinateur du bureau.
- 02Une sauvegarde automatique chaque soir sur un disque externe, qui garde trente jours de versions.
- 03Une copie chiffrée chaque semaine chez un fournisseur de stockage en Suisse. À défaut, sur un second disque rangé hors du bureau et débranché entre deux copies.
- 04Un rappel dans l’agenda pour le test de restauration.
Et dans nos logiciels
Qompta garde vos données sur votre ordinateur, sans serveur. Il écrit une sauvegarde chiffrée à chaque lancement et la garde sept jours par défaut. C’est la première copie : il reste à en ranger une autre hors de l’ordinateur, avec la clé de récupération à un autre endroit, puisqu’une sauvegarde chiffrée ne se relit pas sans elle.